| Ensemble
de dalles funéraires provenant de l'abbaye de Port-Royal. Magny-les-hameaux,
église Saint-Germain. Cette trentaine de dalles scellées directement dans les maçonneries, ont particulièrement souffert des remontées d'humidité. Une campagne de restauration, associée à des travaux sur le bâtiment, permettra d'assurer une bonne conservation et présentation de cet ensemble historique exceptionnel. Ici les restaurateurs réalisant la dépose de l'une des dalles. |
| Remorqueur Le Jacques, 1905, Conflans-Sainte-Honorine. Le Jacques est un remorqueur de Seine construit à Creil (Oise) en 1905 à partir des plans plus anciens des " guêpes moyennes ". Parfaitement documenté, le bateau acquis par l'association des Amis du musée de la Batellerie, est le premier bateau classé en Ile-de-France. Il a fait l'objet d'une restauration exemplaire réalisée bénévolement par d'anciens mariniers avec le soutien financier du Département et de la DRAC Ile-de-France. Aujourd'hui ouvert à la visite, il est un témoignage précieux et vivant de l'activité fluviale et de la vie des mariniers sur la Seine. |
| Peintures murales, La vie chrétienne et les travaux
de la population de Grosrouvre, Abbé André Pascal (1867-1932) et Pierre-Léon
Dusouchet (1876-1936), vers 1926-1930. Grosrouvre, église Saint-Martin. Ce décor peint très dégradé par l'humidité, a fait l'objet d'importants travaux de conservation et de restauration. Ici le restaurateur travaillant à la retouche du panneau La Confession |
| Tableau, La Vierge des Moissons, Eugène Delacroix
(1798-1863), 1819. Orcemont, église Saint-Eutrope Ce test de nettoyage (allégement des vernis) montre que le vernis jauni dissimulait la couche picturale d'origine, masquant les tonalités claires et la qualité des modelés. |
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La conservation des œuvres Elle est au centre des actions du conservateur des antiquités et objets d'art, qui intervient, sur avis du conservateur des monuments historiques (Direction régionale des Affaires Culturelles - Conservation Régionale des Monuments Historiques), et en relation étroite avec les propriétaires, les architectes et les restaurateurs, pour coordonner à l'échelon départemental les programmes de conservation des œuvres. Ses visites sur place l'amènent à évaluer les dégradations et l'environnement des œuvres. Dans le cas de collections complexes, une étude préalable et des analyses scientifiques permettent de définir un plan d'intervention. Ce programme d'interventions aura pour but de prolonger la vie matérielle de l'œuvre, par des traitements de consolidation, de désinfection et de nettoyage. La restauration est aussi un moment privilégié de redécouverte de l'œuvre. Les aides Etudes et devis donnent lieu à des programmations annuelles, pouvant bénéficier des subventions de l'Etat et du Département.
La restauration est un métier Chaque restauration est un cas unique et non une application
systématique de recettes, elle respecte la spécificité de l'œuvre. Confiée
à des spécialistes confirmés (issus des écoles agréées en France et
en Europe tels l'Institut Français de Restauration des Œuvres d'Art
ou de la Maîtrise en sciences et techniques de Paris I en conservation-restauration
des biens culturels), la restauration des œuvres d'art suit des règles
de déontologie particulières : La conservation préventive Cette démarche relativement récente s'attache à identifier
sur l'ensemble d'un site abritant une collection, les dégradations (infestation
d'insectes, moisissures, soulèvements de peinture, traitements brutaux,
lavages intensifs…) et les risques (humidité trop importante, risques
d'incendie, problèmes de sécurité…). Suite à ce diagnostic réalisé si
nécessaire avec l'aide d'un restaurateur spécialisé, plusieurs procédures
pourront être mises en œuvre afin de préserver ces ensembles et éviter
des restaurations lourdes et coûteuses. |
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